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Inventer des communs désirables

Publié le 22 février 2018 Mis à jour le 16 mars 2018
le 16 mars 2018

Grand séminaire MÉTA #5

Le Grand séminaire MÉTA de LLA-CRÉATIS répond au désir de croiser les concepts critiques explorés dans les différents programmes du laboratoire. De cette confrontation se dégagent des paradigmes théoriques transcendant les corpus et les approches ou des concepts opératoires permettant d'appréhender les arts dans leur fonctionnement, leurs interactions et leurs effets. MÉTA #1, la première édition du séminaire, nous a amenés à réfléchir aux enjeux de la fiction, en prenant pour point de départ la question de sa porosité avec le réel. Le séminaire MÉTA #2 s’est proposé de prolonger la réflexion en se centrant sur cette dialectique entre ce qui bouge, ce qui se meut, et ce qui essaierait de saisir le mouvement, de fixer l'instable. Le séminaire MÉTA #3 a tracé en janvier dernier une « ligne de désir », foisonnante de multiples chemins de traverse : autant de voies pour indiscipliner les disciplines. Pour les chercheur/se/s que nous sommes, MÉTA #4 relance la nécessité de construire le(s) savoir(s) sans que jamais la clarté ne devienne l’horizon unique de la recherche. Produire du savoir, c’est pourtant, a priori, ambitionner d’ordonner le monde pour rendre celui-ci plus lisible.

Dans META #5, nous souhaitons réfléchir aux manières de forger collectivement des fictions alternatives aux histoires qui nous « tenaient » jusque-là. Comment faire advenir des communs soutenables et désirables, c’est-à-dire qui allient la raison à des aspirations plus profondes ? Comment composer avec le déni et ses ruses, tout en appelant à l’envie et à l’investissement de soi et des autres ? Comment engager des processus différents ? Peut-être en mettant le monde et notre prisme d’observation en étrangeté, et en révélant ainsi leurs soubassements fictionnels.

 La séance MÉTA #5 s'annonce riche et surprenante, consultez le programme.