Laboratoire Lettres, Langages et Arts (EA 4152)
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Christophe IMBERT

Coordonnées :
Université Toulouse - Jean Jaurès 5 allées Antonio Machado 31058 TOULOUSE Cedex 9 Bureau E 202 Maison de la recherche
Mél :
christophe.imbert@univ-tlse2.fr

Fonction

Je suis professeur en Littérature Générale et Comparée et j’enseigne depuis un peu plus de quinze ans dans notre
université toulousaine. Mon champ d'étude est globalement celui d'une modernité au sens le plus large (à partir
du XIVème siècle), dans le domaine des langues romanes (italien, espagnol, portugais, catalan et occitan) avec
des incursions dans le domaine anglais (Eliot, Pound, Derek Walcott) et le néo-latin (Pétrarque, Erasme, Juste
Lipse...). La démarche que j’ai privilégiée dans mes travaux fait une grande place à la philologie (dans la lignée
impressionnante qui mènerait de la pensée de Vico aux grands exemples de Curtius et Auerbach),
nécessairement associée à l’histoire des idées, à l’histoire de l'art et à des approches comme celle de
l’iconologie, chère à Panofsky, à Gombrich et à tant d’autres chercheurs liés à l’Institut Warburg. Les motifs et
topiques, les formules, et pathos formulae définissent précisément le lieu où la plastique des oeuvres marque à la
fois sa place dans un horizon d’attente et dans le temps très long qui définit le profil d’une culture. La notion de
tradition culturelle est en effet le fil directeur de mon approche. La poésie est, sans exclusive pour autant,
mon domaine de prédilection.

Activités / CV

Mes premiers travaux portaient sur Valery Larbaud et la littérature européenne; je reste attaché à cet auteur et à cette période (l’entre-deux guerres comme dernier mirage de la République des Lettres), mais mon champ de recherches s'est progressivement élargi en vue de mieux faire la part de la tradition culturelle investie dans les grandes oeuvres et les grandes pensées de la modernité.

Ma thèse (soutenue en 1999), concernant le rôle de Rome dans la culture occidentale (Rome n'est plus dans Rome, formule magique pour un centre perdu, Garnier, Bibliothèque de la Renaissance, 2011) visait à saisir dans une formule célèbre (« Rome n'est plus dans Rome ») la cristallisation d'une inquiétude fondatrice de la modernité culturelle (au moins à partir du XVIème s. et jusqu’à nos jours) : le sanctuaire de notre culture (car chaque culture a un sanctuaire) a été dévasté, déplacé ou éclipsé. Entre poésie des ruines et rêve de renovatio, la sentence est le guide d'une enquête philologique qui restitue le territoire vaste et pluriséculaire d'une mélancolie européenne.

Dans la plupart de mes travaux plus récents, je m'intéresse à la réception de la tradition classique dans la modernité (de la première Renaissance - le Trecento - à nos jours - le postmoderne) : continuité et redéfinitions du modèle de Rome, poétique des genres classiques dans la modernité (épopée, élégie, songe), poétique de genres émergents au Moyen Age (la Chronique), réinvention du modèle de la Renaissance au XIXème, au XXème siècle...

Le comparatisme inter-arts, en direction surtout, de la peinture, joue un rôle important dans mon approche (de l’étude sur le caravagisme et la littérature des réalités au XVIIème à celle du renouveau classique dans la peinture et la littérature du premier XXème). Pendant plusieurs années, le paysage allégorique a été un des objets de recherche où ce croisement a été le plus systématique. Le volume collectif, co-dirigé avec Philippe Maupeu, Le Paysage allégorique, entre image mentale et pays transfiguré (PUR, 2011), est un des fruits tangibles de cette réflexion. Je devrais bientôt éditer aussi, un volume collectif sur « Le Bois sacré ».

Depuis quelques années cependant j'oriente plus particulièrement mes recherches vers la Romania, conçue comme un espace culturel et imaginaire, voire, espace mythique, dans l'Europe du XIXème-XXème siècle : le Romantisme, en faisant naître un imaginaire du Nord, avec Ossian comme nouvel Homère, a suscité l'émergence complémentaire d'un Midi, qui a pour nouvel Homère Dante ou le Troubadour, et qui va constituer son discours dans la synthèse progressive d'un classique territorialisé (l'Italie, la Provence, la Catalogne comme sols classiques), et d'un Moyen Age roman, opposé aux Barbares... Dans cette perspective, l'Ecole Romane de Moréas joue un rôle pivot, en lien avec le Félibrige, la Renaixença et le Noucentisme catalans, le Novecento italien... Le terminus ad quem retenu pour ce chantier serait la fin de la seconde guerre mondiale. Je considère comme une étape décisive de cette recherche l’inédit présenté pour mon Habilitation, intitulé : Romania ou l’Empire du Soleil : un mythe culturel émergent entre philologie, histoire littéraire et esthétique (2014).

 

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