Soutenance de thèse d'Aurélie Dinh Van

Publié le 25 février 2014 Mis à jour le 25 février 2014

Pour une écologie-monde de la littérature : relation esthétique et diversité culturelle

JURY :
  • Odile Gannier (Université de Nice Sophia Antipolis)
  • Xavier Garnier (Université Paris III - Sorbonne Nouvelle)
  • Gérard Langlade (Université Toulouse 2 - Le Mirail)
  • Catherine Mazauric (Université Toulouse 2 - Le Mirail)
  • Tiphaine Samoyault (Université Paris III - Sorbonne Nouvelle)
RESUME :

Notre travail aborde la relation esthétique aux oeuvres lues par une approche biopoétique de la culturelle, ce qui nous autorise à la transcrire en terme d'écologie entendue comme ce qui a trait aux relations, aux interactions mais aussi aux ruptures et aux brisures du lien. Plusieurs lieux d'implication entrent en ligne de compte, que l'on décline en trois parties. Il s'agit d'abord de revenir sur la notion de patrimoine en proposant différents usages de la littérature par un sujet lecteur prenant ses distances vis-à-vis des mondanités institutionnelles. La ritualisation de la relation au texte d'autrui bannit les pétrification monumentales redevables à une logique cartographique destinée à compartimenter les productions littéraires. A partir de là, on remarque que la resymbolisation de la trajectivité du lecteur au sein des balisages institutionnels non seulement infléchit les voies perscriptives d'une lecture clivée, mais encore permet d'envisager la lecture comme un geste scriptural à l'origine de nouvelles genèses littéraires. La bibliothèque intérieure situe les diversités interprétatives sous le signe d'un humanisme écologique qui décline à présent l'oeuvre lue en texte-paysage, texte-habitat et texte-écosystème dans lequel se diffractent des individualités redonnant vie aux livres endormis. La notion de plasticité vivante enfin nous permet de poursuivre une approche écologisée de la littérautre francophone en tant que médiateur culturel, c'est-à-dire ouvrant à de nouvelles perspectives de mise en récit du monde. La reconfiguration des oeuvres littéraires se réalise alors sous le signe d'une écoplastie digne de transfigurer les interférences culturelles à l'oeuvre dans l'activité littéraire : la mobilité et l'organicité membranique de es transactions sont propices à redéfinir l'hospitalité à l'égard du texte de l'autre.