Concrete Jungle : esthétique du vivant en milieu urbain

Publié le 14 février 2020 Mis à jour le 14 février 2020
du 14 février 2020 au 15 mars 2020

Journée d'étude

La journée d'étude se tiendra le mardi 26 mai prochain à l'amphi F417 à la Maison de la recherche à Toulouse. Elle est organisée conjointement avec le LARA SEPPIA (Camille Prunet, enseignante contractuelle et chercheure au LARA SEPPIA) et l'Institut Acte de l'Université Paris 1 (Marion Laval-Jeantet, Pr Arts plastiques).

Cette recherche en trois temps ambitionne d’envisager la ville comme espace vivant, c’est-à-dire à la fois comme environnement d’un être vivant et comme Umwelt, désignant par là le milieu élaboré par un être vivant. Comment la ville modèle-t-elle notre perception des êtres non humains et comment la ville est-elle investie par les animaux (oiseaux, insectes, rongeurs) et les plantes (plantes sauvages, rudérales) ? Les différentes manifestations scientifiques réuniront des artistes, des théoriciens en art et des chercheurs en botanique et en biologie autour de la question de la gestion du vivant en ville et de l’appréhension des formes et des imaginaires que le vivant génère. Le titre de ce projet, Concrete Jungle, renvoie autant au film The Lost Week-end (Billy Wilder, 1945), dans lequel la ville de New-York, « that great big concrete jungle », sert de cadre à l’égarement d’un écrivain alcoolique, qu’à l’ouvrage dirigé du même nom par les artistes Mark Dion et Alexis Rockman qui réunissait artistes, théoriciens et scientifiques. C’est bien du constat d’une évolution de l’imaginaire des mégalopoles comme force bétonnée et d’initiatives alternatives à cette fausse évidence dont nous partons pour regarder les nouveaux possibles qui se dessinent. Partager cette réflexion avec des disciplines non artistiques participant à reconfigurer l’espace urbain et ses imaginaires semble indispensable dans ce contexte. En s’intéressant aux logiques immersives et aux questionnements de terrain, on se demandera ce que l’art peut inventer comme gestes et comme formes en se confrontant à la place du vivant en ville.
 

Pour visualiser l'appel à contribution, merci de cliquer ici.

Calendrier :
Les propositions de communication (3000 signes), pour des interventions orales de trente minutes, accompagnées d’une courte biographie sont à envoyer à Aurélie Herbet (aurelie.herbet@univ-tlse2.fr) et à Camille Prunet (camille.prunet@univ-tlse2.fr) avant le 15 mars 2020.