• Soutenances,

Soutenance de thèse de Martha Noguera

Publié le 19 juin 2023 Mis à jour le 19 juin 2023
le 23 juin 2023
A partir de 15h00 (heure française)
Université Toulouse Jean Jaurès
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Relatos de mi memoria personal: crear para creer, cartas a mí misma


Membres du jury :
  • Emmanuelle Garnier, Professeure des universités, Université Toulouse II Jean Jaurès (directrice de thèse)
  • Maria Teresa Garcia, Professeure des universités, Université Distrital Francisco Jose de Cadas (codirectrice de thèse)
  • Isabelle Reck, Professeure des universités, Université de Strasbourg (rapporteure)
  • German Molina Garrido, Professeur des universités, ESAP (examinateur)
  • Juan Ricardo Aparicio, Professeur des universités, Universidad de Los Andes (rapporteur)

Resumen :
La investigación-creación titulada, “Relatos de mi memoria personal: crear para creer, cartas a mí misma” es un trabajo de carácter personal e íntimo que indaga por los mecanismos que sostienen relaciones afectivas mediadas por la violencia y por la ruta emancipadora impulsada por la experiencia creativa a través del análisis de mi Diario íntimo y las Cartas a mí misma, en relación con canciones populares de mi cotidianidad que funcionan como puentes que vinculan la cultura, la narrativa, las emociones y la autobiografía.
A estos mecanismos los nombro como categorías emocionales ya que son formas del sentir que aprendemos en la interacción cultural y las abordo desde una perspectiva teórica sociológica acudiendo a autores y autoras que han indagado al respecto. La primera de ellas es el ser mujer como una idea construida socialmente y la divido en la buena mujer como meta, la mujer disciplinada, la mujer académica, la mujer como idea de inferioridad frente al hombre, la idea de querer ser otra para ser aceptada y la nueva mujer. La siguiente categoría es el amor, allí indago por la construcción social del amor, propongo hablar del amor dramático y defino dos dimensiones, la dimensión religiosa y la económica.
Otra categoría que sostiene las violencias es la sexualidad y los sentimientos que como mujeres tenemos sobre ella, o se es virgen o se es puta y los miedos relacionados al embarazo adolecente y a las enfermedades de trasmisión sexual para finalizar proponiendo una mujer deseo. La última categoría emocional que encuentro es la soledad como privilegio y como tabú.
De otro lado al revisar literatura en disciplinas que han realizado investigaciones cuyos temas abordan asuntos cotidianos e íntimos como la microsociología y al usar un enfoque narrativo para definir la ruta metodología, constato que indagar en aspectos personales e íntimos puede dar resultados que engloben a una comunidad más amplia y generar metodologías de investigación propias, en este caso desde la creación.
Estos resultados encuentran que la escritura autobiográfica revela que son las creencias que tenemos sobre categorías emocionales es decir sobre formas del sentir las que validan, reproducen y mantienen las formas de actuar, en tanto aceptamos una visión estereotipada del rol que se nos asigna de género y clase. Estas creencias hacen parte de un relato común social, que aprendemos y son reforzadas mediante un proceso de tradición transmitido mediante producciones culturales como las letras de canciones. Y son los procesos de creación en la presentación que hacemos a los otros cuando nos relacionamos en la vida cotidiana elementos que permiten a las personas encontrar caminos de emancipación frente a relaciones afectivas mediadas por la violencia.
Por último, la escritura autobiográfica al ser una forma de creación que usamos para presentarnos a otras personas, se convierte en un elemento que al ser leída a través de un proceso de investigación identifica creencias que reproducen y validan formas de relación violenta y al hacerlo estamos andando caminos de emancipación.
En cuanto al proceso creativo en el trascurso de la tesis se encuentran relatos que completan las narraciones que fui encontrando en la escritura intima. Estos relatos los titulo, Separatas. Del mismo modo al final presento una producción literaria que cree a partir de los hallazgos en espacios de taller de escritura creativa y que reescriben la historia, es decir se crea para volver a creer en sí misma. La tesis se desarrolla en cuatro capítulos y al tratarse de un trabajo que indaga por la experiencia de vida de quien investiga y crea está escrita en primera persona y en tercera persona usando el pronombre “Ella” en el capítulo dedicado al análisis.



 
Résumé des travaux :

Cette recherche-création, intitulée "Histoires de ma mémoire personnelle : créer pour croire, lettres à moi-même", est un travail personnel et intime qui étudie les mécanismes soutenant les relations affectives médiatisées par la violence. Elle met en évidence la voie émancipatrice que représente l'expérience créatrice, à travers l'analyse de mon Journal intime et de mes Lettres à moi-même, en rapport avec les chansons populaires de l'histoire de ma vie sociale, qui fonctionnent comme des ponts reliant la culture, le récit, les émotions et l'autobiographie.
J'appelle ces mécanismes des « catégories émotionnelles », car il s'agit de types de sentiments que nous apprenons par l'interaction culturelle, et je les aborde dans une perspective théorique sociologique, en m'appuyant sur plusieurs auteurs qui les ont explorés. La première catégorie est celle d’être une femme en tant qu'idée socialement construite et je la divise en: la femme bonne en tant qu'elle est un objectif, la femme disciplinée, la femme académique, la femme en tant qu'idée d'infériorité par rapport aux hommes, l'idée de vouloir être quelqu'un d'autre afin d'être acceptée, et la femme nouvelle. La catégorie suivante est celle de l'amour, où j'étudie la construction sociale de l'amour. Je propose de parler d'amour dramatique et j’en définis deux dimensions : la dimension religieuse et la dimension économique.
Une autre catégorie qui soutient la violence est celle de la sexualité et les sentiments que nous, en tant que femmes, éprouvons à son égard – que l'on soit vierge ou putain –, et les craintes liées à la grossesse chez les adolescentes et aux maladies sexuellement transmissibles ; enfin je propose le désir de la femme. La dernière catégorie émotionnelle que j’ai trouvée est celle de la solitude, comme un privilège et comme un tabou.
D'autre part, en examinant la littérature dans des disciplines qui ont mené des recherches sur des questions quotidiennes et intimes, comme la microsociologie, et en utilisant une approche narrative pour définir le parcours méthodologique, je constate que le fait d'enquêter sur des aspects personnels et intimes permet de donner des résultats qui englobent une communauté plus large et de générer des méthodologies de recherche propres, dans ce cas à partir de la création.
Dans ces résultats, je constate que l'écriture autobiographique révèle que ce sont les croyances que nous avons sur les catégories émotionnelles, c'est-à-dire sur les manières de ressentir, qui valident, reproduisent et maintiennent les manières d'agir dans la mesure où nous acceptons une vision stéréotypée du rôle qui nous est assigné par le genre et la classe sociale. Ces croyances font partie d'un récit social commun, que nous apprenons et que nous renforçons par le biais d'un processus de tradition transmis par des productions culturelles, telles, entre autres, les paroles de chansons. Ce sont précisément les processus créatifs que nous menons dans les espaces artistiques, universitaires et sociaux, lorsque nous entrons en relation les uns avec les autres dans la vie quotidienne, qui permettent aux personnes de trouver des voies d'émancipation face aux relations affectives médiatisées par la violence.
Quant au processus de création au cours de la thèse, des histoires qui complètent les récits que j'ai trouvés dans l'écriture intime. J'appelle ces histoires des Separatas. De même, à la fin, je présente une production littéraire, que j'ai créée à partir des résultats obtenus dans les espaces de l'atelier d'écriture créative, et qui réécrit l'histoire initialement vécue, Autrement dit, il s’agit de créer pour croire à nouveau en soi-même