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Soutenance de thèse de Pauline Boschiero
Publié le 13 mars 2026 – Mis à jour le 13 mars 2026
le 20 mars 2026
Université Toulouse Jean Jaurès
à 9h00
Campus Mirail - Maison de la Recherche - Salle D29Université Toulouse Jean Jaurès
Chorégraphicités queer dans la danse occidentale des XXe et XXIe siècles : quand la fiction entre dans la danse
Membres du Jury :
- M. Pierre Katuszewski, Rapporteur, Université de Bordeaux Montaigne
- Mme Marina Nordera, Rapporteure, Université Nice - Sophia Antipolis
- Mme Hélène Marquié, Examinatrice, Université de Paris 8
- M. Karel Vanhaesebrouck, Examinateur, Université Libre de Bruxelles
- Mme Muriel PLANA, Directrice de thèse, Université Toulouse II Jean Jaurès
- Mme Anne Pellus, Co-directrice de thèse, Université Toulouse-Jean Jaurès
Résumé :
S'intéresser aux relations entre danse et queer n'est pas chose nouvelle. Qu'en est-il cependant des relations entre queer et chorégraphie ? Ce terme, parfois tombé en désuétude chez les chorégraphes contemporains, est généralement associé à celui de danse, sans en interroger outre mesure les implications. Pourtant, chorégraphier n'est pas danser. Il y a dans la chorégraphie un principe de composition des matériaux gestuels et des éléments spectaculaires en vue de la représentation scénique. En quoi consisterait, alors, la spécificité de la chorégraphie et comment se manifeste-t-elle ? Cette spécificité peut-elle favoriser l'avènement du queer sur les scènes chorégraphiques occidentales ? Dans cette étude nous proposons d'analyser les relations entre danse et queer dans la danse occidentale des XXᵉ et XXIᵉ siècles à partir de l’élaboration d’un concept original : celui de chorégraphicité, entendue comme la spécificité chorégraphique d'une oeuvre de danse, résultant de relations dialogiques entre corps, temps, espace et éléments de composition scénique. Après avoir pris le soin de distinguer danse, composition et chorégraphie, et après avoir rappelé que les relations entre danse et genre, puis entre danse et queer, s'inscrivent dans des contextes historiques, sociaux, politiques, et esthétiques, nous formulons l'hypothèse qu'il existe des chorégraphicités permettant l'émergence de corporéités fictionnelles queer, identifiables comme telles parce qu'elles s'écartent des normes prescrites et troublent les représentations du genre, des sexualités, de « race » et de classe. Nous soumettons cette hypothèse à l'analyse d'oeuvres allant du ballet romantique, dont le Lac des cygnes et certaines de ses reprises, à la création chorégraphique contemporaine grâce au programme Childs/Carvalho/Lasseindra/Doherty. Comment la fiction peut-elle émerger au coeur même de la chorégraphie et constituer un facteur de subversion des normes corporelles et genrées ?